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La reconstruction d’un projet professionnel

Par Alice

L’échec, quelle que soit sa nature, doit être le point de départ pour l’optimisation d’un projet. La reconstruction d’un projet professionnel nécessite, non seulement de l’expérience, mais aussi de la volonté et de la persévérance pour atteindre les objectifs assez rapidement.

1- Après des déconvenues intellectuelles

Les « prétendus » échecs scolaires ou universitaires laissent souvent un goût amer et certains y voient la certification de leur incompétence intellectuelle. Il s’y cache cependant, souvent, des résistances inconscientes à une soumission, à un devoir-être, à une prédétermination sociale à laquelle le sujet essaie de se soustraire.

Ici, l’analyse motivationnelle prend tout son sens. En reconnaissant les motivations rétroactives du sujet (par exemple comment il se voyait adulte quand il avait 10 ans) et ses motivations actuelles, on pourra inférer le sens donné à ses conduites et le lui faire reconnaitre afin de dégager de nouveaux investissements sur lesquels ses besoins les plus intenses pourront s’exprimer.

2 – Après des déconvenues professionnelles

La confrontation entre ses représentations et la réalité d’un vécu professionnel peut être décevante et susciter bien des déconvenues.

Si la plainte du sujet porte sur le contenu du travail et non sur les conditions dans lesquelles celui-ci s’exerce, la reconstruction du projet professionnel s’attachera à comprendre ce qui a été mis à mal sur le terrain (par exemple l’opérationnel ou l’émotionnel) pour le faire reconnaitre au sujet et le conduire à rechercher des objets plus à même de faire s’exprimer ses besoins personnels.

Dans la mesure du possible, afin de préserver ses acquis, on recherchera un objet en lien avec la formation du sujet. La reconstruction du projet professionnel ne passe pas nécessairement par une déconstruction préalable.

3 — Après des déconvenues relationnelles

On peut être conduit à confondre la forme et le fond et à vouloir « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Il n’y a pas de fond sans forme et les relations interpersonnelles participent largement au sentiment de satisfaction ou d’insatisfaction au travail.

Une interaction pathogène peut générer un sentiment de disqualification par un dénigrement, des allusions ironiques, un travail de sape. La personne se heurte à un sentiment d’impuissance souvent mêlé de honte et de culpabilité. Il s’ensuit un découragement voire même une inhibition à dire, agir et réagir.

Après des déconvenues relationnelles, la reconstruction d’un projet professionnel passera par une relation de confiance et un accompagnement contenant qui préserve l’image narcissique du sujet. Ce n’est qu’alors qu’il sera possible de distinguer le contenu du travail des relations interpersonnelles auxquelles il est associé.

4 – Après la remise en cause de ses investissements

La remise en cause de ses investissements peut apparaitre après une rupture professionnelle et/ou personnelle. La mise en arrêt (licenciement, décès, départ des enfants, séparation…) peut conduire à une remise en cause de ce qui mobilisait une personne. Le sujet reconsidère son vécu, ses choix, ses orientations et le professionnel n’est pas épargné.

Selon l’âge du sujet et l’intensité de ses investissements, la remise en cause sera plus ou moins douloureuse. La reconstruction du projet professionnel va dérouler le fil directeur de ce vécu pour en comprendre les insuffisances et tirer parti de ce qui peut être conservé, des expériences positives. C’est un nouveau départ, certes, mais comme le dit la maxime « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». C’est avec ses racines, ses acquis personnels et professionnels que la dynamique du sujet se poursuit en empruntant d’autres voies.

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